Fonds de dotation Bourse MAI

Fonds de dotation MAI
Responsabilité Sociétale des Entreprises et mécènat

Un modèle exemplaire autant qu'original d'économie sociale et solidaire

M.A.I. est certainement une entreprise socialement et sociètalement responsable. Son modèle économique, sa gouvernance, son fonctionnement et son comportement, tout comme son actionnariat se rapprochent de ceux d’une SCOP. Cette proximité avec la forme juridique d’entreprise emblématique de l’économie sociale et solidaire lui vaut une unanime sympathie des observateurs.

Elle réinjecte systématiquement l'intégralité de ses bénéfices dans des investissements ou ses réserves. Toutes ses parties prenantes connaissent et respectent cet ADN que l’on peut aussi tout simplement qualifier d’humaniste : les professeurs - actionnaires ou non - , les élèves qui sont aussi ses clients, les actionnaires (tous des professeurs ou amis passionnés), les fournisseurs et tous les partenaires privés et institutionnels. Le regard sur l’école est systématiquement bienveillant. Son modèle économique correspond aux thèmes de l’UNESCO : Éducation, Sciences et Culture. Les parties Éducation et Culture ne font pas de doute et en considèrant la part très importante du numérique et des "techniques de son" dans l'enseignement de l'école, les Sciences y ont aussi un poids conséquent.

Enfin elle est reconnue officiellement depuis son origine par le Ministère Français de la Culture.

RSE et Bourse MAI

La responsabilité sociétale des entreprises et ses enjeux

Il est intéressant de constater que bien souvent les auteurs pour introduire leur présentation de la RSE citent Milton Friedman :  « The Social Responsibility of Business is to Increase its Profits ». Celui-ci dit ainsi l’exact contraire du principe de la RSE moderne communément perçu. Il n’est évidemment pas question de rentrer dans une explication théorique mais ceci permet d’évoquer le fameux débat développé par les théoriciens américains et qui permet de comprendre un peu mieux l’approche et l’intérêt de la RSE : la shareholders primacy contre la skatholders theory . La primauté du profit des actionnaires de l’entreprise contre l’intérêt de toutes ses parties prenantes que sont les salariés, les dirigeants, les clients, les fournisseurs, les pouvoirs publics , les actionnaires, les créanciers, les banques etc.. (sources: Entreprise et responsabilité sociale en questions - Savoir et controverse sous la direction de JP Chanteau, K. Martin-Chenut et M. Capron – éditions Classiques Garnier)

Ivan Tchotourian professeur à la Faculté de droit de l'Université Laval( Quebec) et codirecteur du Centre d'études en droit économique (CÉDÉ) présente ainsi le débat :« Choix de valeurs : Ne nous y trompons pas, ce qui est en jeu dans le débat entre approche shareholder et approche stakeholder n’est autre qu’un choix de valeurs. Même si depuis quelques années la littérature a démontré l’existence de plusieurs formes de capitalisme, la différence d’approche shareholder-stakeholder met en relief deux visions de l’entreprise, et deux visions du système capitaliste que tout sépare. L’une est court-termiste, s’inscrit dans une visée exclusivement financière et donne aux actionnaires la part belle ; l’autre fait une place aux externalités, entre en résonnance avec le développement durable et la responsabilité sociale et répond à des besoins de long terme en réaffirmant la responsabilité de l’entreprise sur le plan financier, social, environnemental et sociétal. »

Le mécènat et la démarche RSE

Sur l’initiative et la direction de Stéphane Couchoux, la société d’avocats Fidal a réalisé, en partenariat avec Publicis Consultants une étude pratique sur les liens RSE/Mécénat afin d’analyser leur complémentarité et d’illustrer, via des témoignages, les bénéfices de l’engagement sociétal.   « Aujourd’hui, les entreprises sont nombreuses à s’être engagées dans une démarche de RSE, renforçant leur projet sociétal par une politique de mécénat. Ainsi la responsabilité sociale n’est pas seulement un acte philanthropique dont l’entreprise ne retire aucun bénéfice. Au contraire, en plus de l’impact positif pour la société, la RSE offre également des avantages aux entreprises. Celles-ci l’affirment : elles s’engagent dans une démarche de mécénat pour permettre à leurs salariés de vivre une expérience gratifiante (Société Générale), pour donner une valeur ajoutée à leur marque en se différenciant (Voyageurs du Monde) et pour “nouer des relations durables entre l’entreprise et les communautés” (Eiffage). Pour Eco-MED aussi, le mécénat a un impact positif sur son image de marque mais permet aussi de réduire le turnover et de motiver les salariés. De la même façon, Eiffage parle d’attractivité et de lien de confiance avec les consommateurs. Chez Société Générale, le mécénat contribue à “l’amélioration de la productivité, l’esprit d’équipe et le leadership”. Pour Bouygues Construction aussi, la performance est directement corrélée au mécénat. Le mécénat est d’ailleurs un volet significatif de l’engagement RSE de ces entreprises. La MAIF et Société Générale affirment que  leurs actions de mécénat s’inscrivent clairement dans leur approche de responsabilité sociale.  S’il a effectivement un caractère social, le mécénat est également un vecteur d’innovation pour l’entreprise et peut contribuer à l’émergence de nouveaux business models. Accor-Hôtels ne s’en cache pas en affirmant que ”la stratégie RSE, avec le mécénat d’entreprise (...) contribuent à renforcer la fidélité de [ses] clients, permettant ainsi à l’entreprise d’en retirer un avantage compétitif". Le mécénat d’ECO-MED lui permet de renforcer sa capacité d’innovation tandis que celui de la MAIF peut permettre à l’entreprise d’entrer en relation avec des partenaires stratégiques. Le mécénat a donc une double vocation : avoir un impact positif sur la société en agissant pour des causes sociales ou environnementales et améliorer l’image et les ressources de l’entreprise.  N’oublions pas que la défiscalisation du mécénat est très incitative »